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The Studio is Over - For Now…!

Le Studio, c’est terminé – pour l’instant...!

Salut,

J’espère que tu vas bien. Je suis présentement dans mon bureau en ce lundi matin gris et un peu triste, mais malgré tout très enthousiaste pour la semaine à venir, puisque Oli est arrivé hier ! On a déjà passé un super moment ensemble à manger la soupe vietnamienne de Ben et à préparer l’espace de répétition !

Une belle semaine en perspective, puisque nous partons pour l’Europe ce dimanche ! Reste à l’affût sur les réseaux d’Alex et sur Substack pour vivre plein de moments uniques autour de la musique !

Notre dernière semaine en studio a été mémorable, car nous sommes vraiment alignés avec le nouvel album d’Alex ! Voici quelques fragments de ce qui s’est passé dans notre univers créatif. Mais juste avant, je vous traduis et explique la dernière série qu’Alex a publiée sur Substack, à propos de la chanson Champions of Nothing, sur laquelle nous avons travaillé en studio les derniers jours. 

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🎧 Ce que j’écoute

The Ramones – Rocket to Russia

Je me sens pas mal fatigué ce matin après ces six semaines intenses d’enregistrement, et comme on passe maintenant en mode préproduction de tournée cet après-midi, le punk rock reste toujours ma musique refuge depuis l’adolescence !

Certains matins, un bon headbanging et des chansons à chanter à tue-tête sont bien plus efficaces qu’un double espresso ! C’est bruyant, rapide, brut, une célébration de l’expression de soi, de la créativité et de la contre-culture ! C’est exactement ce qui nous a façonnés et inspirés. Et je ne saurais dire combien de fois The Ramones ont résonné à plein volume dans le bureau d’Alex ou le mien depuis toutes ces années…

Si la réussite d’un homme se mesure à la qualité de ses amis, alors j’ai vraiment réussi ma vie.
— Johnny Ramone

📖 Lecture qui me fait réfléchir

Burning Down The Haus – Tim Mohr

On a une culture de lecture plutôt particulière comme vous pouvez vous en douter : Alex me met au défi de lire au moins cinq livres par année, qu’il m’offre toujours à Noël, la période idéale pour plonger dans de bonnes lectures, quand tout ralentit un peu… !

Il y a quelques années, Alex m’a offert ce livre magnifique, l’un de mes préférés de tous les temps. En l’évoquant pour ce message, je me suis rappelé à quel point j’avais compris, après sa lecture, que le punk n’a jamais été qu’une question de bruit ou de chaos. C’était une manière de reprendre sa voix quand le monde tentait de la faire taire, de transformer ses limites en libération, et la douleur en quelque chose de sensé.

C’est ce feu-là que je sens brûler sous tout ce que j’ai écrit, chanté ou bâti avec cette communauté. Comme ces jeunes de Berlin-Est qui risquaient tout pour une chanson, nous créons non pas parce que c’est facile, mais parce que c’est nécessaire. Nous faisons de la musique comme une déclaration de liberté, pas celle qui se vend ou se diffuse, mais celle qu’on doit vivre, un battement de cœur fragile et rebelle à la fois.

Pour moi, l’art reste la forme la plus radicale de rébellion. Pas parce qu’il crie le plus fort, mais parce qu’il murmure ce qu’on ne devrait pas dire : que l’amour est plus fort que la peur, que la connexion est plus dangereuse que le contrôle, et que l’espoir peut survivre aux ruines de tous les systèmes conçus pour nous diviser.

Il est facile de tout brûler, mais il est bien plus difficile de créer l’espace pour que quelque chose de vrai, d’humain, d’imparfait mais de libre puisse émerger.

🎧 Le podcast que j’ai préféré cette semaine

Turned Out a Punk – The Clash War

Deux raisons pour lesquelles j’adore ce podcast :

The Clash a toujours été l’un de mes groupes préférés. Quand j’ai commencé à traîner avec Alex, Sef, Ben et Miss Isabel, Alex et moi passions des heures à écouter leurs albums, à parler de musique, de justice sociale, de liberté... Ce groupe est au cœur même de notre relation, d’autant plus que Joe Strummer est décédé tout juste au moment où nous commencions à vraiment passer du temps ensemble.

Le podcast est animé par Damian Abraham, chanteur du groupe canadien Fucked Up, que j’aime beaucoup aussi.

Dans cet épisode, Damian et Chris Estrada débattent de groupes punk et de l’histoire du mouvement, avec The Clash au centre de la discussion. J’ai eu des centaines de conversations comme celle-là avec des amis – passionnées, drôles, parfois absurdes – et personne ne change vraiment d’avis à la fin, mais c’est toujours une joie pure de parler musique !

Pour moi, c’est simple :

John Lydon est le cerveau du punk, Joe Strummer en est le cœur.

Et le punk, c’est britannique ; le hardcore, c’est américain !

(Je suis bien sûr ouvert à la discussion !)

📸 Ma photo de la semaine

Comme Alex le partage souvent depuis qu’il a commencé à exposer sa vision et celle du groupe sur Substack, quand j’ai lu ces mots, je n’ai pas pu m’empêcher d’en parler.

Pour moi, la fraternité, ce n’est pas le bruit des nuits blanches ou le confort facile d’être compris. Ce n’est pas partager la scène ni la lumière, c’est se tenir ensemble dans l’obscurité quand personne d’autre ne le fera.

Alex et moi avons partagé bien plus que de la musique : le silence, l’épuisement, la colère, le doute, la foi. Nous nous sommes vus traverser des moments où tout semblait s’effondrer, et c’est là que le vrai sens de la fraternité s’est révélé, non pas comme de la camaraderie, mais comme une conviction.

La véritable fraternité, c’est se pousser mutuellement vers la grandeur quand le monde tourne le dos. C’est se rappeler pourquoi on a commencé, même quand on l’a oublié. C’est porter le poids quand l’autre ne le peut plus, et quand même trouver la force de rire de l’absurdité de tout ça.

Ce n’est ni romantique, ni sexy, et rarement facile. Mais c’est réel. Et c’est ce genre d’amour qui construit tout ce qui vaut la peine d’être conservé.

💬 Partagé dans le Chat des Long Shadows cette semaine

Notre chat de groupe a été en feu depuis la semaine dernière, depuis qu’Alex a partagé sa série Champions of Nothing sur Substack ! Difficile de faire plus punk que ça à tous les niveaux !

Dans cette série, Alex explore avec une sincérité désarmante ce que cela signifie de continuer d’avancer, même quand personne ne regarde. Il y médite sur la dignité silencieuse de l’échec, la beauté du doute, et la rébellion sacrée de ne jamais abandonner nos valeurs.

Chaque texte ressemble à un hymne pour les oubliés, les rêveurs, les égarés, les croyants, ceux qui portent encore la lumière dans l’obscurité, sans rien attendre en retour.

Champions of Nothing n’est pas un appel à la victoire, c’est un rappel que vivre avec vérité, vulnérabilité et compassion dans un monde de bruit est déjà un acte de courage.

Garder cette culture vivante, c’est protéger ce qui est vrai dans un monde qui échange souvent l’authenticité contre la commodité. C’est choisir la connexion humaine plutôt que l’algorithme, l’art fait main plutôt que la production de masse, le sens plutôt que les chiffres.

Ce qui a toujours défini Alex Henry Foster, ce n’est ni le succès, ni l’image, ni les tendances, mais une foi profonde, presque sacrée, dans l’esprit “do it yourself”. Pour nous, la communauté n’est pas un mot marketing, c’est le cœur battant de tout ce que nous faisons, où chaque concert devient un acte de dévotion envers cette famille que nous avons bâtie, imparfaite, passionnée, mais fièrement indépendante.

C’est ça, le vrai sens du punk pour nous : pas seulement le style, le bruit ou la colère, mais le courage de bâtir un monde à ton image, aussi fragile ou impossible qu’il puisse paraître.

C’est ce dont nos conversations ont été faites toute la semaine !

Les publications abordées

Champions of Nothing, Partie 1

Champions of Nothing, Partie 2

Champions of Nothing, Partie 3

Champions of Nothing, Partie 4

 

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